Quel lien existe-t-il entre minimalisme et écologie ?

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Intimement liés, le minimalisme et l'écologie se confondent uniquement lorsqu'on les adopte avec la même intention .

© Photo de Manon Galinier .

Longtemps considérés comme des lubies des milieux aisés, l'écologie et le minimalisme sont désormais deux concepts largement démocratisés. S'ils semblent aller de paire au premier abord, cela n'est en réalité par toujours le cas. Des points de convergence aux nuances, nous faisons le point sur les liens existants entre ces deux philosophies en vogue.

 

Le minimalisme peut avoir des objectifs écologiques

 

Pour mieux appréhender les corrélations existantes entre écologie et minimalisme, il est indispensable de bien définir ces deux notions. Si elles peuvent effectivement se rejoindre, elles n'ont pas nécessairement le même objectif final.

Si vous êtes sensible à la protection de l'environnement, vous vous êtes probablement déjà penché sur la notion de minimalisme. Depuis quelques années, cette dernière fait de plus en plus d'adeptes, particulièrement dans nos sociétés occidentales. Et pour cause. Elle recèle de bienfaits, à commencer par le gain de temps et la libération de l'encombrement mental

Concrètement, cette philosophie de vie consiste à ne se limiter qu'à ce dont on a réellement besoin. Il s'agit d'éviter les accumulations d'objets futiles et d'adopter un mode de vie simple et centré sur l'essentiel. En optant pour le minimalisme, on consomme moins et mieux. Ce nouveau mode de vie génère moins de déchets et induit une réduction de l'impact environnemental. Ainsi, minimalisme et écologie se rejoignent, autant dans la théorie que dans la pratique.

Néanmoins, il convient d'apporter une nuance de taille : le minimalisme n'est pas un équivalent strict de l'écologie. En effet, si certains individus sont animés par une intention écologique, chacun a ses propres objectifs. Ainsi, la vision minimaliste « mainstream » prônée par la célèbre japonaise Marie Kondo est strictement centrée sur l'individu, son bien-être et son développement personnel. De son côté, la philosophie minimaliste de Pierre Rabhi a des objectifs clairement militants et écologiques.

En conclusion, écologie et minimalisme sont tout à fait compatibles, mais ne vont pas systématiquement de pair. La différence fondamentale se situe en réalité dans l'intention de l'individu.

 

Un passage au minimalisme pas toujours écologique

 

En quelques décennies seulement, les sociétés occidentales ont poussé leurs populations à la consommation excessive et démesurée. Fort heureusement, les mentalités changent et l'heure est à un mode de consommation éthique et responsable. En France et dans le reste du monde, le minimalisme gagne du terrain et impose de nouvelles règles de vie. En l'adoptant, il est important de prendre conscience d'un fait réel : les débuts ne sont pas toujours écologiques !

En effet, quand on se lance dans cette aventure, la première étape consiste à opérer un grand ménage dans ses placards. Lors de ce gigantesque tri, la réelle utilité de chaque objet est remise en question. Des vêtements, à la vaisselle, en passant par les bibelots et les livres, seul l'essentiel est conservé.

Une fois arrivé au bout de ce désencombrement ambitieux, il n'est pas rare de se retrouver avec un amas de sacs poubelles et de cartons. Et pour éviter toute tentation future, il est essentiel de s'en débarrasser rapidement et d'éviter tout stockage. 

Or, à ce stade, il faut bien l'avouer, de nombreux débutants se trouvent face à un dilemme… Lorsqu'on a la fibre écologique, on déteste jeter et générer des déchets. Pour limiter votre impact environnemental, n'hésitez pas à donner vos objets à des voisins ou à une association. Vous pouvez également les vendre sur des sites d'occasion. 

Quel que soit le devenir final de vos sacs, souvenez-vous que vos intentions sont louables. Même si vous devez passer par la « case poubelle », évitez de trop culpabiliser !

 

Du minimalisme à l'écologie : un changement de modes d'achat nécessaire

 

Pour adopter le minimalisme écologique, il ne s'agit pas de procéder n'importe comment. La première étape consiste à interroger ses habitudes de vie et à se poser les bonnes questions. On adopte alors une vision générale des ressources disponibles sur Terre aujourd'hui, et dans le futur.

Dans l'idéal, chaque achat du quotidien doit être pensé au regard de son impact environnemental global. Pour limiter la pollution générée par les déchets, le zéro déchet s'avère particulièrement intéressant. Aujourd'hui, de nombreux ouvrages donnent de précieux conseils et astuces pour le mettre en place chez soi. Si vous ne savez pas par où commencer, pourquoi ne pas commencer par adopter les couches lavables

Enfin, il est essentiel de veiller à réaliser des achats éthiques et éco responsables. En matière de consommation, il est important de rappeler que la qualité est gage de durabilité. Par ailleurs, en augmentant vos exigences en matière de produits de consommation, vous incitez les fabricants à faire évoluer leurs modes de production. De la « slow fashion » aux « slow cosmétiques », transformez vos habitudes d'achat !

Du minimalisme à l'écologie, il n'y a qu'un pas. Si les deux concepts finissent bien souvent par se confondre, ils ne peuvent cohabiter que si leurs intentions sont écologistes. Pour améliorer la santé de la planète, changeons de modes de consommation et revenons à l'essentiel !

 

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